19 December 2011

« L'empreinte eau » gagne du terrain dans les entreprises

Mesurer l'impact des activités humaines sur l'eau, c'est l'ambition de « l'empreinte eau », un indicateur environnemental qui bénéficie d'une attention croissante dans le monde de l'entreprise à mesure que la ressource se raréfie.

 

« Nous avons constaté que de plus en plus d’entreprises communiquent sur leur empreinte eau. Il se peut qu'un programme comme le CDP Water Disclosure Project ait contribué à les sensibiliser sur les enjeux liés à l’eau », relève Rolf D. Häßler de l’agence extra-financière oekom research, basée à Munich. 

Mise au point en 2002 par le professeur néerlandais Arjen Hoekstra de l’université de Twente, aux Pays-Bas, l’empreinte en eau calcule la masse d’eau nécessaire à la fabrication de biens, de services ou de produits, tout au long de la chaîne de production.

 

Cette empreinte permet de chiffrer l’usage direct et indirect de l’eau et peut s’appliquer, à l’image du carbone, sur un individu, une collectivité, un pays ou une entreprise. Par exemple, produire un kilo de viande de boeuf nécessite 15 400 litres d’eau contre 2500 litres pour un kilo de riz et 1600 litres pour un kilo de blé. L’élevage bovin est en effet grand consommateur de maïs, soja et autres céréales, dont la culture nécessite d’importantes irrigations.

 

Par ricochet, l’empreinte en eau permettra de montrer qu’un Américain, grand mangeur de viande, aura une empreinte en eau cinq fois supérieure à celle d’un Chinois. L’Allemagne, grand importateur de produits agricoles, laisse quant à elle une forte empreinte en eau au Brésil (importation de soja destiné à l’élevage bovin), en Côte d’ivoire (importation de café et de chocolat)...et en France (importation de produits céréaliers). 

 

Lire Claire Stam sur Novethic.

 

Patrice



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