31 December 2012

Comment adapter le littoral à la montée des eaux ?

Alors que les experts prédisent une augmentation du niveau de la mer de 50 cm environ d'ici 2050, le « recul stratégique » dans certaines zones littorales s'impose progressivement comme la solution raisonnable plutôt qu'une protection « coûte que coûte » contre la mer. Mais le message reste difficile à faire passer auprès des populations.

 

« L’attitude naturelle est de résister face à la montée du niveau de la mer. Or, c’est techniquement et financièrement impossible », explique Yves Colcombet, directeur du Conservatoire du littoral. Fort de ce constat, cet établissement public cherche à faire admettre d’autres approches, en particulier le « recul stratégique ». Une solution qui consiste à laisser reculer la côte et à relocaliser les activités et les infrastructures en conséquence. 

 

L’Atelier annuel du Conservatoire du littoral, qui s’est tenu les 5 et 6 décembre à Montpellier, a ainsi rassemblé élus, experts et associations pour travailler sur l’adaptation à la montée des eaux.

 


Propriétaire de 12 % du linéaire côtier, le Conservatoire du littoral est en effet en première ligne face à une augmentation du niveau de la mer de plusieurs dizaines de centimètres, qui pourrait conduire 1/5ème de ses terrains à passer dans le domaine maritime.


Le message à faire passer est le suivant : la défense contre la mer à coup de digues et d’enrochement, chère et inefficace, doit laisser la place à une intervention plus limitée, tenant compte des évolutions naturelles du trait de côte.

 

Lire la suite de l'article de Magali Reinert sur Novethic.

 

Valéry

 

riposteverte.com

 

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24 December 2012

Les saumons d’élevage, gavés aux pesticides

On le dit bon pour le cœur, la circulation et la lutte contre certains cancers. Le saumon, paré de ses vertus en oméga-3, cache pourtant une autre réalité. Depuis 2010, le saumon d’élevage norvégien est nourri aux pesticides. C’est la seule solution qu’auraient trouvée les pisciculteurs pour lutter contre un parasite naturel. Avec de possibles effets cancérogènes pour l’homme. Et une catastrophe environnementale avérée pour la faune aquatique.


Les saumons d’élevage norvégiens qui finissent en filets dans les rayons réfrigérés des supermarchés avant d’atterrir dans nos assiettes sont nourris aux pesticides. Cette information, révélée en juin 2010 dans l’émission « Pièces à conviction » (France 3), fait l’objet d’un nouveau rapport d’une ONG norvégienne, Green Warriors.

Les Français sont directement concernés puisque 80 % des saumons qu’ils consomment – près de 100 000 tonnes importées chaque année ! – viennent des fjords norvégiens. Or, c’est au cœur de ces vallées glaciaires que le saumon est victime des attaques d’un parasite naturel, le pou de mer.

Visionnez l'émission de F3 ou lisez l'article de Sophie Chapelle sur Bastamag.

Bonnes fêtes !

Christophe

riposteverte.com

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17 December 2012

Gestion de l’eau : fin de l’ingénierie publique et faillite du conseil privé

La disparition de l’ingénierie publique et les graves défaillances du conseil privé confrontent les collectivités locales françaises à des difficultés qui entravent le choix éclairé d’un mode de gestion de l’eau et de l’assainissement. Plusieurs initiatives récentes, émanant d’acteurs très divers, visent à pallier ces carences. Mais la structuration pérenne d’une nouvelle ingénierie publique territorialisée apparait seule à même de garantir, relativement aux choix de mode de gestion, une bonne gouvernance du service public de l’eau.

La révision générale des politiques publiques (RGPP) conduite depuis 2007 a entraîné la suppression des missions d’assistance et de conseil qu’exerçaient historiquement les ex-directions départementales de l’agriculture et de la forêt (DDAF) et directions départementales des territoires (DDE). Particulièrement en milieu rural, ces instances assistaient les collectivités locales, notamment sur le choix du mode de gestion dans le domaine des compétences « eau et assainissement ».


Face à la complexité des questionnements auxquels doivent désormais répondre les collectivités, ces dernières, livrées à elles-mêmes, sont de plus en plus amenées à passer des marchés publics pour la réalisation d’audits. Or, aucun encadrement réglementaire ou normatif ne détermine le contenu de ces missions, qui s’inscrivent pourtant dans le champ de la commande publique.

Depuis, plus de 9 000 contrats de délégation de service public (DSP) sont détenus par les trois grands opérateurs privés du domaine de l’eau et de l’assainissement en France.
Cet état des lieux appelle l’émergence d’une nouvelle ingénierie publique territorialisée qui ferait progresser la gouvernance du service public de l’eau en France.

Lire la suite de l'article de Marc Laimé sur Carnets d'eau.

Bonne lecture,

Cyril

riposteverte.com

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10 December 2012

L'eau souterraine est elle l'avenir de la planète ?

Les eaux souterraines représentent une ressource très productive, et l’intérêt de leur exploitation ne cesse de croître dans de nombreux pays. Que savons-nous de ce qu'on appelle les aquifères karstiques ? Comment peut-on exploiter cette précieuse ressource en eau de manière durable ?


Telles sont les questions auxquelles cette emission de France culture apporte des réponses.

Ecoutez Planète Terre, animée par Sylvain Khan, avec Philippe Audra, professeur de géomorphologie à l'Université de Nice Sophia-Antipolis.

Bonne écoute,

Cyril

riposteverte.com

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3 December 2012

Lancement de la « Plateforme Petite Pêche Artisanale Française »

" A travers l’adhésion de l’Association des ligneurs de la pointe de Bretagne, du Syndicat Professionnel des Pêcheurs Petits Métiers du Languedoc Roussillon et d’autres pêcheurs artisans nous représentons déjà près de 500 adhérents des façades Méditerranéenne et Atlantique. Avec cette plateforme, nous souhaitons rassembler les professionnels soucieux de la sauvegarde de cette catégorie de la flotte française souvent mise de côté.

Nous sommes les plus nombreux, mais le dispersement sur le territoire et le manque de temps à terre ont rendu difficile par le passé l’émergence d’un mouvement collectif afin de préserver et défendre nos entreprises. Aujourd’hui c’est chose faite.

Vous trouverez sur notre site, notre déclaration qui présente la philosophie de cette plateforme dont les principaux objectifs sont de créer du lien entre nous, pêcheurs artisans de France métropolitaine et des territoires d’outre-mer, et de pouvoir bénéficier d’une représentation au niveau national et européen, pour que nos spécificités soient prises en compte dans les lieux où se prennent les vraies décisions.


Nos revendications sont simples, nous souhaitons :
-          un « droit de pêcher » avec un partage équitable des quotas et la prise en compte de notre nécessaire polyvalence ;
-          la priorité d’accès aux ressources de la bande côtière ;
-          la simplification des procédures administratives pour la petite pêche artisanale ;
-          un accompagnement financier européen pour que les acteurs de la petite pêche artisanale puissent être représentés ;
-          la mise en œuvre d’un signe de reconnaissance officiel d’attestation de spécificité traditionnelle.

Plus nous serons nombreux, plus nous serons légitimes et efficaces pour défendre les intérêts de la petite pêche artisanale. Si vous souhaitez rejoindre le collectif, faites vous connaître ! "


Christophe


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26 November 2012

Un bon état des masses d'eau en 2015 : un objectif hors de portée

Seulement 52 % des masses d'eau atteindront un bon état écologique d'ici 2015, selon une étude de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) "Les eaux européennes - évaluation de leurs états et des pressions".

L'objectif, fixé par la directive européenne cadre sur l'eau (DCE), d'un bon état pour chaque masse d'eau d'ici 2015, semble désormais hors de portée, si les Etats n'intensifient pas leurs actions, selon l'AEE. L'Agence a analysé les données concernant 104.000 cours d'eau, 19.000 plans d'eau et 4.000 zones côtières fournies par les Etats membres de l'UE.

"La qualité des eaux européennes s'est améliorée au cours des deux dernières décennies, la législation a permis de réduire de nombreux types de pollution, reconnaît Jacqueline McGlade, directeur de l'AEE, cependant les Etats membres sont très loin de l'objectif "


Ainsi, au niveau européen, en 2009, moins de la moitié des masses d'eau de surface affichaient un bon état écologique. 

Les principaux responsables ? Tout d'abord, la pollution diffuse d'origine agricole. Elle serait à l'origine de la dégradation de la qualité de 40 % des rivières et eaux côtières européennes et 1/3 des lacs et masses d'eau de transition. Les barrages, les aménagements de cours d'eau perturbent également l'équilibre des écosystèmes aquatiques. Ils affectent ainsi 40 % des rivières et plans d'eau de transition ainsi que 30 % des lacs.

Concernant l'état chimique, l'Agence dénonce un manque de transparence. Les données ne sont disponibles que pour 60 % des eaux de surface européennes. Dans ce panel, 10 % des masses d'eau s'avèrent en mauvais état chimique. Ce taux s'élève à 25 % pour les masses d'eau souterraine. Le Luxembourg, la République tchèque, la Belgique (Flandre) et Malte figurent parmi les mauvais élèves avec plus de 50 % des masses d'eau en mauvais état chimique.


Natacha


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19 November 2012

Le WWF applaudit la décision de l’ICCAT de suivre les recommandations scientifiques concernant le thon rouge de méditerranée

Le WWF salue la décision prise par les parties contractantes de la Commission Internationale de la Conservation des Thonidés (ICCAT), de suivre les recommandations des scientifiques et de ne pas augmenter les quotas de thon rouge d’Atlantique Est et de Méditerranée. Le niveau des captures pourrait ainsi permettre la reconstitution du stock

Malheureusement l’ICCAT n’a pas suffisamment affronté les questions de pêche Illicite, Non réglementée, Non déclarée (INN) en Méditerranée


L’ICCAT a examiné des cas soumis par le WWF, impliquant des activités de pêche et d’engraissement dans les fermes en Tunisie cette année, ainsi que le dossier concernant d’importants volumes de thon rouge commercialisés au Japon via le Panama au cours des dix dernières années. Mais aucune décision n’a été annoncée sur ces sujets. 

« C’est l’une des grands échecs de cette conférence de constater l’apparente incapacité de l’ICCAT à garantir une réelle investigation. Le WWF continuera ses efforts pour dénoncer cet odieux crime environnemental », a conclu Sergi Tudela.


Cyril


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12 November 2012

Repérage des canalisations en PVC : une instruction du ministère de la Santé

La Direction générale de la santé a adressé le 18 octobre une instruction aux directeurs des agences régionales de santé (ARS) et aux préfets relative au repérage des canalisations en PVC susceptibles de contenir du chlorure de vinyle monomère (CVM) résiduel risquant de migrer vers l'eau destinée à la consommation humaine. Cette circulaire fixe également les modalités de gestion des risques sanitaires en cas de dépassement de la limite de qualité des eaux pour cette substance.

Une récente campagne d'analyse du CVM réalisée par l'Anses à la demande de la DGS a montré que le contrôle sanitaire actuel ne permet pas de détecter les non-conformités. C'est pourquoi l'instruction demande un repérage des canalisations à risques à l'échelle des communes, la définition d'un plan d'échantillonnage pluri-annuel par chaque ARS et la saisie des résultats analytiques de CVM dans la base SIS-Eaux.


En cas de dépassement de la limite de qualité des eaux en CVM, fixée à 0,5 mg/l par la réglementation, la DGS demande d'effectuer des contre-analyses et diagnostics, de mettre en œuvre des mesures correctives, de prendre des mesures de restriction de consommation le cas échéant, et d'adopter des mesures de long terme : tubage, maillage du réseau, remplacement des canalisations.

Substance cancérogène
"Le CVM peut présenter une toxicité pour des expositions par inhalation et ingestion", rappelle le ministère de la Santé. Sur la base d'expositions professionnelles par voie respiratoire à de fortes doses, le Circ a classé cette substance comme "cancérogène certain" pour l'homme en 1987. "A faibles doses et par voie orale, ce qui est le principal mode d'exposition via l'eau du robinet, il existe théoriquement un excès de risque de cancer", précise la DGS..

C'est rassurant...



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8 November 2012

Innovation : Energies Marines Renouvelables

Une petite plongée dans le grand bain et dans la projection dans le temps (pas forcément si lointaine apparemment) avec ce petit film promotionnel (une fois n'est pas coutume) que nous ne connaissions pas mais dont le derniet projet nous interpelle.


Avec ce zoom sur la société DCNS qui développe des projets création d'énergies marines renouvelables, vous découvrez le fonctionnement des éoliennes offshores flottantes Winflo, la production d'énergie thermique des mers, la centrale pilote ETM en Martinique et les hydroliennes. 
Ma préférence va aux hydroliennes. J'ai toujours apprécié cette innovation même si je souhaite que les impacts sur la faune et la flore soient maîtrisés.


Cyril


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29 October 2012

Sushis, QR Code & Label MSC

Marine Stewardship Council (MSC), le programme de certification pour la pêche durable et bien gérée, s’est associé au restaurant japonais Moshi Moshi à Londres afin de créer des sushis intelligents. Des QR Codes ont été apposés sur 10.000 pièces de saumons d’Alaska certifiées MSC.

Cette initiative a été présentée pendant la Frieze Art Fair du 11 au 14 octobre à Londres. Ainsi, les participants, avant de se repaitre, pouvaient, grâce à leur smartphone, scanner le codes barre, se renseigner sur le produit, visualiser un film spécialement conçu par MSC et participer activement au débat. Une manière intelligente de placer le consommateur au cœur d’un sujet d’actualité.


Les QR Codes étaient 100 % comestibles, conçus soit à base de nori (algues) ou d’encre de calamars sur papier de riz. Moshi Moshi prévoit d’intégrer cette nouvelle forme de sushi dans le menu de son restaurant à Liverpool (Londres). 

Une initiative innovante pour mettre en avant ce label trop peu connu !

Cyril


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22 October 2012

Zones humides : le cri d'alerte des spécialistes

Drainage, urbanisation, évènements climatiques exceptionnels et prolifération d'espèces envahissantes : les zones humides sont soumises à rudes épreuves. En France, 48 % d'entre elles se dégradent, 42 % restent stables et seulement 11 % s'améliorent depuis 2000, selon une enquête nationale " à dire d'experts " du ministère en charge de l'Écologie.

Entre avril et juin 2011, 200 spécialistes de différents organismes (établissements publics, collectivités territoriales, associations) ont renseigné des questionnaires portant sur 152 sites (dont 23 en outre-mer). Cette démarche s'inscrit dans le Plan national d'action en faveur des zones humides.
L'analyse des questionnaires par le ministère montre que différents phénomènes ont accentué la dégradation des zones humides.


"Entre 2000 et 2010, la fréquentation et l'urbanisation sont les activités humaines qui progressent le plus, tandis que la chasse et l'agriculture s'intensifient localement dans certains sites, constate l'étude du ministère de l'Ecologie, la pression anthropique est plus marquée dans les vallées alluviales, conséquence d'un grand nombre d'activités par site - 13 en moyenne - dont l'exploitation de granulats".

"Les politiques ne prennent pas souvent en compte les nombreux services que procurent les zones humides, a regretté dans un communiqué, Achim Steiner Directeur général du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), il y a un besoin urgent de mettre ces sites au cœur de la gestion de l'eau afin de répondre aux besoins sociaux, économiques et environnementaux d'une population mondiale qui devrait atteindre 9 milliards d'ici 2050" .


Emmanuelle


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8 October 2012

This is Sea Shepherd

« Notre mission consiste à naviguer en eaux troubles pour défendre ceux qui sont sans défense contre ceux qui sont scrupule »

Fondée en 1977, Sea Shepherd Conservation Society (SSCS) est une organisation internationale à but non lucratif de conservation de la faune et de la flore marines. Sa mission est de mettre un terme à la destruction des écosystèmes marins et au massacre des espèces dans le but de conserver et de protéger la biodiversité des océans du monde entier.


ces activistes mettent en place des stratégies novatrices d’action directe pour enquêter, documenter et intervenir si nécessaire afin d’exposer et de combattre les activités illégales de haute mer. En sauvegardant la biodiversité, ils s'efforcent de préserver la survie de nos fragiles écosystèmes marins pour les futures générations.

Pour tous ceux qui ne connaissent pas (encore) cette ONG et son emblématique Capitaine, Riposte Verte vous engage à aller faire un tour sur le site de l'association.

Olivier

riposteverte.com

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1 October 2012

Plus de chasse au requin à la Réunion

Les deux associations écologistes qui avaient déposé un recours contre la pêche au requin dans la réserve naturelle marine de La Réunion sont satisfaites. Le tribunal administratif de Saint-Denis a suspendu, jeudi 27 septembre, l'arrêté préfectoral autorisant cette pêche.

"L'arrêté est suspendu parce qu'il autorisait le prélèvement de requins dans la zone de protection renforcée et la zone de protection intégrale de la réserve marine", a déclaré Stéphane Girard, représentant de l'organisation non gouvernementale SEA SHEPERD, à l'origine du recours avec l'Association citoyenne de Saint-Pierre, citant le jugement rendu. Ces zones représentent au total 50 % de la surface de la réserve naturelle nationale marine de La Réunion, qui s'étend sur une vingtaine de kilomètres, le long de la côte ouest de l'île.


Les deux associations avaient saisi le tribunal administratif, le 21 août, d'un "référé en suspension avec recours pour excès de pouvoir" contre l'arrêté préfectoral autorisant la pêche au requin, jugeant qu'il était entaché de nombreuses irrégularités mais aussi de "nombreuses incohérences", selon Sea Sheperd.

Lire la suite de l'article sur LeMonde.fr.

Bonne nouvelle !

Cyril

riposteverte.com

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24 September 2012

20 fiches pédagogiques pour sensibiliser sur le thème de l'eau

Les agences de l'eau et l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema) viennent de publier un recueil de 20 fiches pédagogiques sur le thème de l'eau. Un outil clé pour l'éducation à l'environnement à destination des enseignants et animateurs.

L'objectif de cet outil de sensibilisation est d'apporter aux éducateurs des connaissances générales et des informations actualisées pour échanger avec les élèves sur les grands thèmes de l'eau : bassin versant, épuration de l'eau, milieu aquatique, crues et inondations, économies de l'eau, etc.



Patrice


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17 September 2012

Les requins disparaissent infiniment plus vite que les surfeurs...

Sur les 460 espèces de requins de toutes tailles recensés par les scientifiques dans toutes les mers du monde et même dans quelques grands fleuves et estuaires africains ou latino-américains, seulement cinq seraient susceptibles de s’en prendre à l’homme : le requin-bouledogue, le requin-mako, le requin-longimane, le requin-blanc et le requin-tigre considéré comme l’un des plus gros puisqu’il peut dépasser les six mètres et atteindre 600 kilogrammes.

L’hystérie entretenue, comme chaque année à cette époque, à l’égard des requins qui peuvent être dangereux, comme envers tous les autres, éternel remake de ce film stupide qu’a été « Les Dents de la Mer », masque une réalité affligeante : moins d’une centaine d’attaques sont recensées chaque année, alors qu’au moins cent millions de requins sont exterminés chaque année pour la pêche, par la pêche et pour le plaisir. La balance n’est pas vraiment égale.


D’autant moins égale que parmi les requins massacrés, 40 à 50 millions le sont chaque année pour fournir les industries alimentaires qui mitonnent la célèbre soupe d’ailerons de requins. La recette est simple, au moins au départ : des bateaux usines pêchent ces poissons, gros ou petits, coupent leurs ailerons puis rejettent les requins à la mer, dans laquelle chacun comprendra qu’ils ne peuvent plus vraiment surfer...


Natacha


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10 September 2012

« Pacte de croissance » et libéralisation du secteur de l’eau

Au début de l'été, les médias français ont mensongèrement rapporté comme une grande victoire de M. Hollande contre Mme Merkel les dispositions du « Pacte pour la croissance et l’emploi » adopté lors du Sommet de l’Union européenne, en échange de quelques milliards d’euros dédiés à des « projets d’infrastructure ».

Mensongèrement car la contrepartie de ce véritable programme d’austérité c’est, par exemple, pour le secteur de l’eau, la réactivation de l’éternel programme idéologique de la commission : de la concurrence, encore, toujours et partout, quel que soit le secteur, et si la réalité résiste c’est qu’elle n’a pas bien compris et qu’il va falloir faire de la pédagogie…


Rien de trop explicite bien sûr, comme c’est la règle dans ce type de document, mais il n’en demeure pas moins que les mots ont un sens, que le diable gît dans les détails, et que dans les pâturages de la « croissance verte » gambadent tout naturellement les grands méchants loups, Veolia et Suez…

Pour s'en convaincre lire la suite de l'article de Marc Lainé sur son blog et les extraits des conclusions du Conseil europééen de fin juin.

Valéry

riposteverte.com

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3 September 2012

L'accaparement de l'eau au coeur des transactions foncières au Sud

« Derrière chaque accaparement de terre, il y a l’accaparement de l’eau. » Dans un rapport publié en juin 2012, l’ONG Grain dénonce en ces termes les conséquences sur la ressource en eau des larges concessions de terres en Afrique au profit de compagnies étrangères.

L’organisation internationale montre en particulier que les transactions foncières négociées auprès des gouvernements s’assortissent généralement d’un droit d’accès à l’eau. « Ceux qui acquièrent de vastes terres agricoles, qu’ils soient basés à Addis-Abeba, Dubaï ou Londres, comprennent que l’accès à l’eau qu’ils y gagnent, souvent inclus gratuitement et sans restriction, pourrait bien valoir plus à long terme que la transaction foncière elle-même », explique Grain.


La majorité des terres concernées sont en effet situées dans des zones irriguées ou irrigables, les entreprises impliquées ayant besoin de beaucoup d’eau pour satisfaire leurs ambitions agricoles. Les transactions se concentrent ainsi dans les régions desservies par les deux grands fleuves du continent, le Nil et le Niger. L’Éthiopie, le Soudan, le Sud-Soudan et l’Égypte, qui irriguent aujourd’hui 5,4 millions d’hectares, ont concédé 8,6 millions d’hectares agricoles supplémentaires.

En comparant les besoins supplémentaires en eau pour irriguer ces millions d’hectares concédés aux ressources réellement disponibles, Grain montre les déficits en eau très importants à prévoir. Les volumes nécessaires représenteraient en effet plus du double du potentiel d’irrigation de ces régions. Les pays du bassin du Nil vont vers un véritable « suicide écologique », selon l’ONG.

Lire la suite de l'article de Magali Reinert sur Novethic.

Cyril

riposteverte.com

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27 August 2012

Vers une meilleure compréhension des cours d'eau

"Entre 25 et 45 % des cours d'eau seraient aujourd'hui intermittents en France, estime Thibault Datry, chargé de recherche spécialisé dans l'écologie des cours d'eau temporaire, à l'institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture. "Comme les recherches sur ce sujet sont peu développées, ces chiffres reposent sur des essais de modélisations et des extrapolations de situations régionales que nous connaissons", explique t-il

Ces rivières s'assèchent ainsi de manière régulière sur des portions plus ou moins importantes. Par exemple un des affluents du Rhône, la Drôme perd quelques kilomètres dans sa portion terminale une fois tous les deux à trois ans. L'Albarine, sur les 60 kilomètres qu'elle compte en situation normale, s'assèche de 15 km plus de la moitié de l'année.

Dans la plupart des cas, les causes s'avèrent naturelles : manque de précipitations, niveau de nappe phréatique bas, etc. Parfois, ce sont les prélèvements humains et des barrages qui perturbent l'équilibre du cours d'eau. "Il est difficile de faire la part de ce qui est lié à l'homme et de ce qui est naturel", précise Thibault Datry.


En période sèche, certaines espèces comme les crustacés ou des larves d'insectes entrent en dormance et peuvent alors rester jusqu'à plusieurs mois dans les sédiments en attendant le retour de l'eau. Si une grande partie des organismes ne survivent pas à cette modification, les scientifiques ont cependant constaté que ces rivières constituaient des espaces importants pour la biodiversité et les zones d'échanges entre espèces. "Lorsque les cours d'eau disparaissent, beaucoup d'organismes terrestres les colonisent petit à petit : des araignées, des oiseaux, etc. viennent manger les poissons et les invertébrés piégés par l'assèchement, détaille Thibault Datry.

De la même manière comme la remise en eau est assez brutale, ces animaux seront emportés à l'aval et à leur tour utilisés comme ressources nutritives par des poissons.


Patrice


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20 August 2012

La santé des océans résumée par un indice

Comment mesurer la santé des océans à l’échelle du globe ? En tenant compte non seulement du maintien de la diversité des espèces, de la protection des milieux naturels mais aussi des services rendus aux humains par les écosystèmes marins...

C’est à cette tache complexe que se sont attelés plus de 30 scientifiques américains et canadiens. Ils ont créé un indice de la santé des océans pays par pays (Ocean Health Index).

La moyenne internationale est de 60 sur 100. La France se classe au 18ème rang avec un indice de 66 sur 100 – la Polynésie française est classée à part et se place en 6ème position, à égalité avec l’Estonie, avec un indice de 72.


Comment est caclculé cet indice ? Benjamin Halpern (University of California) et ses collègues ont d’abord défini 10 critères à remplir, qui sont à la fois environnementaux et socio-économiques.

Ils comprennent la protection des zones côtières, la propreté de l’eau, la biodiversité, la place de la pêche artisanale, l’utilisation durable des ressources marines par les pêcheries, la valeur touristique ou la préservation des habitats qui absorbent du CO2 (contribuant ainsi à lutter contre l’effet de serre).


Cyril


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13 August 2012

La Terre risque-t-elle de manquer d'eau potable ?

Premier constat : la quantité d’eau sur Terre est finie. Elle est estimée à 1 320 millions de km3 dont 97 % sous forme d’eau salée dans les océans et 3 % sous forme d’eau douce. Mais 1,8 % de cette eau douce est stocké dans les calottes glacières et les glaciers. Il n’en reste donc que 0,9 % dans les eaux souterraines et 0,02 % sous forme de lacs, de mers intérieures et de fleuves, soit 250 000 km3 qui  constituent la ressource en eau douce la plus facilement accessible, même si l’homme puise aussi largement dans les eaux sous-terraines des nappes phréatiques de l’aquifère.


Étant donné que l’être humain consomme entre 2 et 4 litres par jour, la quantité d’eau nécessaire pour 7 à 9 milliards de personnes est-elle aujourd’hui disponible ?

Quelles sont les disparités d’accès à l’eau dans les différentes régions de la planète ?

Quels sont les technologies permettant d’accroître les ressources en eau potable accessible à l’homme ?

Au-delà de sa disponibilité, quelle est l’évolution actuelle de la qualité de l’eau vis-à-vis de la santé humaine ?

Ecoutez les réponses à ces questions (et bien d'autres), débattues lors de l'émission de Michel Alberganti " Science publique " sur France Culture.

Bonne écoute

Christophe


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6 August 2012

« La crise de l'eau est une crise de gouvernance »

L’eau, élément vital, symbole millénaire ? Objet d’un droit humain, aussi. Pour l’IERPE  (Institut Européen de Recherche pour la Politique de l’Eau) et son co-fondateur, le professeur Riccardo Petrella – économiste et critique de la mondialisation - il est temps d’inscrire le droit à l’eau dans les constitutions de chaque pays.

Les députés européens semblent avoir entendu le discours de l’IERPE, puisqu’ils ont voté le 3 juillet dernier une résolution  selon laquelle « L'accès à l'eau devrait être un droit fondamental et universel ». Mais il n’est pas sûr que les députés européens suivent le raisonnement jusqu’au bout. Pour Riccardo Petrella, l’inscription dans les textes nationaux doit permettre de débloquer des budgets pour rendre effectif ce droit fondamental


L’IERPE propose aussi de modifier la Directive européenne sur l’Eau pour y inclure le « droit universel de base » (50 litres par personne et par jour, eau potable et services sanitaires), un peu sur le modèle de l’Afrique du Sud, dont l’Etat garantit la fourniture gratuite de 6 m3 par foyer et par mois. Cette proposition s’appuie sur la fameuse résolution de l’ONU votée en 2010, qui reconnaît le droit à l’eau potable comme un droit fondamental.


Emmanuelle


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30 July 2012

Le lobbying de Suez contre la gestion publique de l’eau

Comment les multinationales de l’eau parviennent-elles à influencer l’opinion publique et à faire pression sur les élus politiques ? Comment Suez ou Veolia mènent-elles la bataille contre les partisans de la gestion publique de l’eau ?

Des documents révélés par Marianne2 montrent à quel point les multinationales sont prêtes à tout pour garder ou gagner des contrats d’exploitation. Le site Internet a publié des contrats passés entre la Lyonnaise des eaux (filiale du groupe GDF-Suez) et le cabinet de conseil en communication Vae Solis. Son rôle ? Lancer une campagne de communication pour décrédibiliser Gabriel Amard, président de la communauté d’agglomération Les Lacs de l’Essonne, et ses efforts pour émanciper cette collectivité locale de la tutelle des multinationales de l’eau.


Secrétaire national du Parti de gauche, Gabriel Amard a orchestré le retour en gestion publique du service de l’eau des Lacs de l’Essonne (regroupant les communes de Grigny et de Viry-Châtillon), à compter du 1er janvier 2011. Celui-ci était auparavant délégué à Veolia dans le cadre du Sedif (Syndicat des eaux d’Île-de-France). L’accord convenu à cette époque obligeait la nouvelle régie à acheter son eau en gros à la Lyonnaise des eaux, situation à laquelle Gabriel Amard et ses soutiens souhaitaient ouvertement mettre fin.

Pire encore pour Suez : Gabriel Amard n’hésite pas à s’afficher en première ligne dans le débat politique sur la gestion privée de l’eau, parcourant la France pour soutenir les collectivités locales qui envisagent une remunicipalisation de leur service. L’élu a soutenu activement en mars 2012 le Forum mondial alternatif de l’eau (FAME), organisé en opposition au Forum officiel promu par Suez et Veolia.


Valéry


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26 July 2012

Algues vertes : finalisation de la charte de territoire de la Baie de Douarnenez

Après Saint-Brieuc, la Lieue de Grève-Lannion et la baie de Concarneau, la baie de Douarnenez vient à son tour de valider son projet de territoire de lutte contre les algues vertes. Un plan en deçà des espoirs des associations environnementales.


Michel Cadot, Préfet de la région Bretagne, Thierry Burlot, Vice-président du Conseil régional chargé de l'aménagement du territoire et de l'environnement, et Paul Divanac'h, Président de la Commission locale de l'eau (CLE), ont présenté le 24 juillet le projet de charte de territoire de la Baie de Douarnenez (Finistère) prévu dans le Plan de lutte national contre les algues vertes 2010-2015 sur les côtes de 8 baies situées en Bretagne.

 
Trois projets de territoire -Saint-Brieuc, la Lieue de Grève-Lannion et la baie de la Forêt-Concarneau-Fouesnant-, déjà validés, sont actuellement mis en œuvre. La baie de Douarnenez "est le quatrième territoire qui finalise son projet avec le soutien financier de l'Etat, de la Région, du Département du Finistère et de l'Agence de l'Eau Loire Bretagne", indique le communiqué de la préfecture de région.

Lire la suite par rachida Boughriet sur Actu-environnement.

Olivier

riposteverte.com

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23 July 2012

Europe : un pas vers la fin du chalutage profond ?

Le 19 juillet, la Commission européenne a adopté une proposition de règlement définissant les règles de gestion des pêches menées en eaux profondes. Proposition qui vise à l’interdiction de cette pratique de pêche, parmi les plus destructrices

Le texte propose une mesure historique : la fin d’ici deux ans (à compter de l’adoption définitive de cette réglementation) du chalutage profond ainsi que l’interdiction de la pêche aux filets maillants de fond.


La Commission reconnaît aujourd’hui que le chalutage profond est une pratique destructrice pour les océans, et les habitats marins vulnérables, destruction dont l’étendue n’est pas encore connue aujourd’hui.

La proposition de la Commission met aussi l’accent sur le fort taux de prises accessoires du chalutage profond : entre 20 et 40% des poissons et autres organismes marins capturés ne sont en fait pas les espèces visées, et donc rejetés à la mer directement, morts ou mourants. Enfin, la Commission admet aujourd’hui l’inefficacité des mesures prises jusqu’à présent et souhaite mettre fin à cette pratique destructrice.


Christophe


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16 July 2012

Plus de 17 millions de français exposés au risque d'inondation

Lorsque la directive européenne relative à l'évaluation et la gestion des risques d'inondation a été transposée en droit national, les autorités françaises ont souhaité aller plus loin en définissant une stratégie nationale de gestion des risques d'inondation.

"Un état des lieux national a été réalisé pour évaluer les conséquences négatives potentielles d'une inondation, à l'aide d'indicateurs d'impacts (sur la santé humaine, l'habitat, l'activité économique, etc.)", explique le ministère de l'Ecologie. Une brochure présentant les principaux résultats de cette évaluation vient d'être publiée.


"Cette évaluation préliminaire des risques d'inondation au niveau national propose une photographie complète et homogène de l'exposition actuelle de la France", précise le ministère de l'Ecologie. Elle porte à la fois sur le risque lié aux débordements de cours d'eau et sur celui de submersion marine, intégrant les effets potentiels du changement climatique "en considérant une rehausse potentielle d'un mètre des niveaux marins d'ici 2100". Pour la première fois, "le risque inondation est envisagé au travers du prisme des enjeux et pas seulement de celui de l'aléa", précisent les auteurs de l'étude.

L'étude estime à 17 millions le nombre d'habitants exposés à un risque d'inondation. "L'exposition peut correspondre à des événements fréquents avec hauteurs d'eau importantes ou, à l'extrême inverse, elle peut n'être concernée que par des événements plus rares, avec de faibles hauteurs d'eau", nuance le rapport, qui rappelle cependant que "les impacts peuvent être majeurs avec seulement 20 cm d'eau".


Bonne lecture,

Cyril


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9 July 2012

Eau : les eurodéputés demandent une tarification pollueur-payeur et utilisateur-payeur


Des systèmes de tarification de l'eau plus clairs, une meilleure gestion des eaux résiduaires, et des économies d'eau dans l'agriculture et l'énergie sont indispensables pour garantir l'accès à l'eau, qui devrait être un droit fondamental et universel, estime le Parlement européen dans une résolution non contraignante adoptée le 3 juillet en séance plénière, en vue du "Plan de sauvegarde des eaux européennes" qui sera publié par la Commission européenne en novembre prochain.

Principale mesure conseillée pour réaliser des économies d'eau : des systèmes de tarifications qui appliquent les principes de "pollueur-payeur" et de l'"utilisateur-payeur". Pour davantage de cohérence, les eurodéputés soulignent la nécessité de revoir les subventions préjudiciables pour l'eau, notamment dans les secteurs de l'agriculture et de l'énergie. Ils demandent à la Commission européenne de faire en sorte que la prospection et l'extraction de gaz de schiste soient précédées d'une évaluation des incidences sur l'environnement aux vues des "risques considérables" que ces activités représentent pour les eaux de surface et les eaux souterraines.


Pour protéger la ressource, la résolution mise sur une "politique judicieuse sur le plan environnemental et économique dans les domaines de l'assainissement des eaux et de la gestion des eaux résiduaires" avec une réduction des pollutions à la source et un développement de la réutilisation des eaux usées.

Les eurodéputés préconisent également un audit de l'état du réseau européen de l'eau "car jusqu'à 70 % de l'eau qui approvisionne les villes européennes peuvent être perdus dans les fuites du réseau" et soulignent le besoin d'"encourager les investissements d'infrastructure".


Cyril


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2 July 2012

Les ports s'inquiètent des rejets d'eaux usées des plaisanciers

Avec le renforcement des règlementations encadrant la qualité de l'eau, les rejets d'eaux usées des plaisanciers deviennent un sujet épineux. Les autorités portuaires établissent donc des plans de réduction des rejets au port.


A l'occasion d'une journée de formation organisée par les Réseaux Eau et Activités portuaires d'Idéal connaissances, communautés professionnelles au service des acteurs publics de l'eau et des professionnels des activités portuaires, des experts sont revenus sur la collecte et le traitement des eaux usées dans les ports. Un sujet qui prend de l'importance, notamment du fait du renforcement de la surveillance de la qualité des eaux de baignades ou pour l'obtention du Pavillon bleu.

De manière générale, le traitement des eaux usées à bord des navires est régi par la convention internationale sur la pollution marine (convention Marpol). Par eaux usées, la réglementation entend en particulier les eaux provenant des sanitaires.


Ainsi, l'ensemble des navires transportant plus de 15 personnes ou dont la capacité de transport (appelée la jauge brute) dépasse les 400 tonneaux (soit environ 1.150 m3) ont l'obligation de traiter ou stocker leurs eaux usées. Trois options existent :
1. Les rejets en mer sont autorisés si le bateau dispose d'une installation de traitement des eaux usées.
2. Si le bateau est équipé d'un dispositif de broyage et de désinfection des eaux usées, les rejets sont soumis à des conditions de distance avec la côte.
3. Enfin, faute d'équipement de traitement, il est obligatoire d'équiper le navire d'une citerne de stockage d'une capacité suffisante pour conserver toutes les eaux usées.

Par contre, les bateaux de plaisance construits avant 2008 bénéficient d'une réglementation plus souple qui n'impose pas d'installation de traitement ou de réservoirs de stockage.


Bonne lecture, c'est la pleine saison !

Olivier


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25 June 2012

Publicité, eau en bouteille et environnement : l’impossible entente !

Pour les écologistes, l’eau en bouteille est de loin la pire solution pour s’hydrater. Si on leur demandait ce qu’ils pensent de la publicité pour les marques d’eaux en bouteilles, ils proposeraient probablement comme nous, à l’Observatoire de la Publicité de l’interdire. Logique.

D’un côté, certains souhaitent que la quantité de bouteilles en plastique diminue et de l’autre, la publicité sert à augmenter les ventes. On voit donc mal comment ils pourraient tous s’entendre. Voilà quelques chiffres du début d’année qui devraient faire hurler les défenseurs de la nature (oui, on ne peut pas vouloir défendre la nature et vouloir le maintient des eaux en bouteilles).


PUBLICITÉ DES PRINCIPALES MARQUES D’EAUX EN BOUTEILLE DEPUIS LE DÉBUT 2012

Si l’on cumule les investissements publicitaires des 5 plus grandes marques d’eaux en bouteille en France (jusqu’au 8 mai 2012), nous en sommes depuis le début de l’année à 16,3 millions d’euros. 4,2 millions d’euros pour Evian (Danone), 4,6 millions d’euros pour Volvic (Danone), 4,6 millions d’euros pour Contrex (Nestle), 1,1 million d’euros pour Cristaline (Neptune), 834 000 euros pour Vitelle (Nestlé). L’enjeu est énorme puisque le marché français de l’eau en bouteille représente quelque 10,5 milliards de litres.


Natacha


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18 June 2012

Empreinte eau : le prochain indicateur

En février 2010, les principaux acteurs informatiques s’engageaient à mesurer leur empreinte carbone en réponse à la recommandation de la Commission Européenne du 12/10/09. 

Dans le rapport " ICT as enabler for smart water management ", l’UIT-T voit dans la gestion de l’eau, un marché plein d’avenir pour ces mêmes entreprises. Mais tout en facilitant une gestion efficiente de l’eau, les entreprises informatiques ne devraient-elles pas mesurer leur propre empreinte eau ?

Les chiffres disponibles laissent supposer que cette industrie est beaucoup plus gourmande qu’on ne le pense et a donc un impact sur les ressources, la biodiversité et l’environnement plus important et négatif qu’il n’y paraît.


La fabrication d’une puce électronique de 2 grammes nécessite en effet 16 000 fois sont poids en eau, soit 32 kg. Un autre rapport de l’OCDE et de l’ONU estime de son côté que la fabrication d’un PC et de l’écran associé nécessitent 1 500 litres d’eau.

Au delà de l’empreinte carbone, l’empreinte eau semble donc être un indicateur environnemental intéressant pour l’industrie high-tech. Il suffit de rapporter ces chiffres à la population française pour s’en convaincre. Un français consommant en moyenne 137 litres par jour, pour les 40 millions de PC utilisés en France cela revient à 60 millions de m3 d’eau, soit la consommation annuelle d’un peu plus d’un million de personnes 



Patrice


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11 June 2012

Mettez fin à la surpêche!

Le poisson constitue le principal apport quotidien en protéines pour 1,2 milliard d'habitants. Mais de plus en plus de pêcheurs rentrent avec des filets vides...

Bien que l'on constate une meilleure prise de conscience du problème de la surpêche, la majeure partie de la population n'a que de maigres connaissances sur le niveau de destruction que subissent les océans. Ce film présente les raisons incontestables pour lesquelles il faut mettre un terme à la surpêche et il montre qu'il est encore possible de changer la situation actuelle.


Par la réforme de la politique commune de la pêche de l'UE, les ministres de la Pêche et les députés européens peuvent faire cesser la surpêche. Mais uniquement si vous faites pression sur eux.

Patrice

riposteverte.com

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4 June 2012

La fin du pillage des eaux sénégalaises ?

« Il y a urgence à agir dans le secteur de la pêche », déclarait le nouveau Président du Sénégal, Macky Sall, dans son discours adressé à la nation le 3 avril dernier. Un mois plus tard, son ministre de l’économie maritime annulait les autorisations de pêches délivrées à 29 navires étrangers. Cette décision arrive comme un soulagement pour tous les professionnels du secteur, catastrophés par le pillage des ressources halieutiques nationales sous le regard complaisant du précédent gouvernement.

Depuis 2010, des bateaux usines étrangers d’une centaine de mètres de long sont en effet autorisés à pêcher le long des côtes sénégalaises. « Ils raflaient tout, explique horrifié Alassane Samba, expert halieute sénégalais. Aujourd’hui les pécheurs artisanaux mettent plus d’une semaine pour pêcher ce qu’ils capturaient en deux jours. »


« Certains de ces chalutiers ont des capacités de pêche qui s’élèvent à 250 tonnes par jour », raconte Raoul Masembula, de Greenpeace Afrique de l’Ouest. A bord de l’Artic Sunrise, le bateau de Greenpeace qui sillonne les eaux ouest africaines depuis deux ans, il a vu ces navires ratisser les mers. Le ministre de l’économie maritime commence en effet à octroyer des autorisations de pêche à des chalutiers étrangers en 2010, alors que la ressource est déjà surexploitée.

Début 2012, une trentaine d’autorisations sont en circulations. Pour le gouvernement, c’est plus d’un milliard de francs CFA que ces licences de pêche font entrer dans les caisses de l’Etat. « Ces autorisations étaient totalement illégales », explique Alassane Samba. Ce scientifique, ancien directeur de recherche au Centre de recherches océanographiques de Dakar, explique que les stocks de poissons étant surexploités, le gouvernement n’avait pas le droit d’attribuer des licences à des bateaux étrangers, et encore moins sans consulter les instances compétentes.

Lire la suite de l'article de Magali Reinert sur Novethic.

Christophe

riposteverte.com

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28 May 2012

Affaire Erika : le droit contre l'environnement ?

C’est à une bataille juridique acharnée et complexe que se sont livrés pendant plus de 3 heures jeudi 24 mai, les avocats des parties civiles et ceux des prévenus de l’Erika. Une bataille qui se situe sur le terrain du droit et rien que du droit, et qui pourrait aboutir à l’annulation totale de la procédure de 12 ans entamée depuis le naufrage du navire le 12 décembre 1999.

Une fin impensable pour les parties civiles et collectivités de Bretagne et de Vendée qui ont vu leurs côtes souillées par 20 000 tonnes de pétrole répandues sur 400 kilomètres, une catastrophe écologique pour la faune et la flore du secteur. Pourtant, c’est bien ce que préconise l’avocat général de la Cour de cassation, Didier Boccon-Gibod. Ses conclusions, connues depuis le mois d’avril, n’ont cessé de susciter l’émoi chez les victimes de la marée noire et les écologistes, telle Eva Joly qui a été jusqu’à dénoncer une « complicité » entre l’Etat et Total.


L’avocat général a cependant réaffirmées ses conclusions lors de l’audience : « si je critique la décision de la Cour d’appel, je ne la dénigre pas. Je comprends que (mon) avis heurte les consciences et fasse scandale, mais la cassation totale et sans renvoi est à mes yeux, et je le constate avec tristesse, est la seule solution juridiquement possible. » Selon lui en effet, la loi du 5 juillet 1983 –réformée depuis- n’était à l’époque pas conforme aux Conventions internationales de Montego bay (convention des Nations Unies sur le droit de la mer, 1982) et Marpol (convention sur les pollutions maritimes, 1978) qui s’appliquent dans le cas de l’Erika et qu’elle était censée transposer. Par conséquent, cette loi n’était pas applicable et la juridiction française non compétente pour juger l’affaire.

Par ailleurs, l’indemnisation pour préjudice écologique qui avait été reconnue par la Cour d’appel ne pouvait, selon lui, s’appliquer sachant que celui-ci n’est pas reconnu par la Convention sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution (CLC 69/92)

Les plaidoiries des 3 avocats des prévenus (Total qui était l'affréteur du bateau, la société de classification Rina, l'armateur Giuseppe Savarese et le gestionnaire Antonio Pollara) et des 3 avocats des parties civiles (collectivités de Bretagne, des Pays-de-Loire et associations de défense de la nature) amèneront-elles la formation de 10 juges -contre 3 d’ordinaire- à en décider autrement ? Leur délibération, annoncée pour le 25 septembre 2012, n’est pas liée à l’avis de l’avocat général même si ce dernier est habituellement suivi

Lire la suite de l'article de Béatrice Héraud sur Novethic.

Valéry

riposteverte.com

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21 May 2012

Combien d’eau y a-t-il sur Terre ?

Imaginez qu'un puissant sorcier a, grâce à un maléfice habile, siphonné toute l'eau présente sur Terre et l'a réunie dans une sphère, un petit satellite liquide posé sur notre globe soudain asséché !

D'un coup d'un seul, notre planète bleue est devenue brune et il y a comme une surprise à voir les océans, mers, lacs, calottes polaires, rivières et glaciers, qui recouvrent en temps normal plus de 70 % des 510 millions de km2 que compte la Terre, se résumer à un cochonnet de seulement 1 385 km de diamètre, soit à peu près la distance qui sépare Paris d'Alger à vol d'oiseau.



L'eau sur Terre est un peu comme une feuille de papier cadeau recouvrant une boule de bowling. Depuis l'espace on ne voit presque qu'elle, elle donne sa couleur à notre planète mais ne représente qu'une minuscule fraction (0,023 %) de sa masse. Combien y en a-t-il exactement ?

Si l'on revient à notre image, cette bulle contient 1,386 milliard de km3 d'H20. Comment se répartit-elle ? 


Natacha


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14 May 2012

Golfe du Mexique : les photos que vous ne deviez pas voir


Deux ans après l’explosion de la plate-forme Deepwater du géant pétrolier BP, au large des côtes de Louisiane la région ne s’est pas remise du désastre. Environnement dégradé, économie locale au ralenti : les conséquences sont toujours présentes. Et les doutes, les non-dits, voire même les dissimulations, de la part de BP et des autorités américaines sont toujours aussi gênants.

Presque deux ans après que Greenpeace ait présenté une demande d’accès aux images et aux informations relatives à la catastrophe pétrolière dans le Golfe du Mexique, les premiers fichiers viennent d’arriver. Enfin. Les images reçues sont troublantes, inquiétantes et surtout posent la question de l’information du public par les pétroliers et les autorités américaines…


Cette terrible photo nous montre une tortue de Kemp, espèce en danger.

Ces images de tortues marines mortes, complètement couvertes d’hydrocarbures, présentent une image très différente de ce qui a été présenté au public par les autorités américaines… La Maison-Blanche s’est attachée à mettre en exergue les jolies histoires d’animaux secourus et relâchés dans la nature, ils ont soigneusement masqué ces images de sacs poubelle remplis de tortues de Kemp Ridley.


Patrice


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7 May 2012

Faut-il interdire la pêche industrielle en Arctique ?

C'est un appel majeur : plus de 2 000 scientifiques de 67 pays ont demandé à la communauté internationale de protéger l'océan Arctique, en interdisant la pêche commerciale tant que la recherche et un encadrement réglementaire n'assureront pas le respect de cet environnement des plus fragiles.

Leur mobilisation s'est exprimée dans une lettre ouverte à l'organisme environnemental PEW Environment Group, dimanche 22 avril, à l'occasion de l'ouverture de l'année polaire internationale.


La fonte de la banquise, qui a atteint des records au cours de l'été dernier du fait du réchauffement climatique, a en effet ouvert des passages vers des eaux situées au-delà des zones économiques exclusives des nations limitrophes de l'Arctique. En tout, plus de 2,8 millions de kilomètres carrés constituent ces eaux internationales – soit un peu plus que la Méditerranée –, qui pourraient être accessibles à l'activité humaine pendant les mois d'été d'ici dix à quinze ans.


Emmanuelle


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30 April 2012

Risques et impacts potentiels de la prospection pétrolière en Arctique

Aujourd'hui, les compagnies pétrolières tentent désespérément de repousser des limites auparavant considérées comme infranchissables, trop risquées ou non rentables. Cette expansion effrénée touche désormais l'Arctique, où la fonte des glaces causée par les changements climatiques ouvre la voie à de vastes régions jusque-là préservées.

Les dangers de l'exploitation pétrolière en Arctique sont immenses. Températures glaciales, conditions climatiques extrêmes et éloignement géographique constituent de sérieux obstacles aux interventions de dépollution. En raison de la petite fenêtre estivale, entre mai et octobre, seule période à laquelle une intervention de dépollution serait possible, le pétrole pourrait rester coincé sous la glace pendant plus d’un an !

De plus, la présence de nappes d'hydrocarbure dans les eaux arctiques serait synonyme d'empoisonnement pour un écosystème marin unique au monde. Les industriels sont incapables de garantir qu'une marée noire ne surviendra pas, et leurs plans d'intervention en cas de catastrophe restent largement inadaptés.


LES ENJEUX DE LA PROSPECTION 

En 2006, nous avons atteint ce fameux pic pétrolier, c’est-à-dire le moment où la production mondiale de pétrole plafonne avant de commencer à décliner du fait de l'épuisement des réserves de pétrole exploitables.

Et aujourd’hui on assiste à une course folle au pétrole dit non conventionnel : c’est un pétrole plus difficile et plus cher à extraire. Il est également plus sale et plus émetteur de CO2 : sables bitumineux, pétrole de schiste, offshore profond...

Toutes les plus grandes compagnies pétrolières sont sur la ligne de départ pour aller explorer le sous-sol de cette région encore intacte qu’est l’Arctique. L’année dernière, les forages de la compagnie écossaise Cairn Energy au large du Groenland s’étaient avérés infructueux.

Cette année c’est notamment Shell qui explorera les eaux bordant l’Alaska. Le géant français Total a déjà un pied en Russie aux côtés de compagnies nationales. Et bien d’autres telles que BP, Exxon, Chevron, Statoil se préparent...


Bonne lecture,

Cyril


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