30 January 2012

De nouvelles données sur le cycle de l'eau dans l'Himalaya


Dans l'Himalaya, le transfert des eaux de précipitation vers les fleuves est "modulé davantage" par leur stockage temporaire dans des aquifères fracturés que par leur stockage sous forme de neige et de glace ou l'évapotranspiration. Telle est la conclusion d'une étude menée par les chercheurs français des laboratoires Géosciences Rennes (OSUR, Université Rennes 1 / CNRS) et Géosciences environnement Toulouse (GET/OMP, CNRS / UPS / IRD / CNES). Cette étude a été publiée le 8 janvier dernier dans la revue Nature Geoscience, en partenariat avec les chercheurs allemands du Geology institute (TU Bergakademie Freiberg, Allemagne).

L'équipe de chercheurs franco-allemands a ainsi étudié les relations entre précipitations et débit des fleuves dans douze bassins versants du Népal pour lesquels elle disposait de mesures quotidiennes de débit réalisées depuis environ 30 ans. Ces douze bassins sont les trois principaux bassins versants de cette région (Sapta Koshi, Narayani et Karnali) et neuf autres bassins plus petits établis dans la région des Siwaliks, jusque dans le Haut-Himalaya.


Résultats des mesures : le débit des fleuves augmente avec l'augmentation progressive des taux de précipitations durant la période de pré-mousson (mars - mai), culmine pendant la mousson (juin - septembre), puis décroit au cours de la période de post-mousson (octobre - novembre). En revanche, pour un taux de précipitations identique, le débit des fleuves est systématiquement beaucoup plus élevé après la mousson qu'avant .''À l'échelle annuelle, il existe ainsi dans tous des bassins versants étudiés un effet dit d'hystérésis antihoraire entre le débit des fleuves et les précipitations'', précisent les scientifiques.

Les travaux de simulation hydrologique réalisés par les chercheurs ont de leur côté ''permis de montrer que cet effet d'hystérésis est principalement dû au stockage temporaire d'une partie des eaux de précipitation dans des aquifères et à leur vidange après la mousson''. En montrant que le transfert des eaux de précipitation vers les fleuves est contrôlé par des aquifères fracturés, les résultats de l'étude ''modifient considérablement la manière dont les chercheurs interprétaient le cycle hydrologique himalayen'', concluent les chercheurs.


Olivier


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23 January 2012

« 2048 : Une mer déserte ? »

En quelques décennies, l’homme a réussi à provoquer de façon dramatique le déclin des ressources marines. Ainsi, il ne reste aujourd’hui que 10% des stocks de poissons par rapport à 1950. A cette allure, si rien n’est fait, tous les stocks seront effondrés d’ici 2048




La vie marine diminue à un rythme effréné et les communautés littorales dépendantes des activités de pêche luttent actuellement pour survivre A grand « coûts » de subventions, l’Europe et les Etats ont poussé la construction de nouveaux bateaux pour accroître la « production » de poissons et répondre à la demande. Il en résulte une surcapacité de pêche avérée, une surpêche massive et un effondrement des populations de poissons. En effet, 75% d’entre elles sont surexploitées dans les eaux européennes


Chaque année depuis 1993, malgré des technologies toujours améliorées et des efforts de pêche toujours croissants, les quantités de poissons débarquées par la pêche européenne déclinent de 2% par an avec les conséquences sociales que l’on imagine.



A travers une vidéo intitulée « 2048 : une mer déserte » réalisée par Natacha Bigan, le WWF a souhaité offrir de façon simple et ludique, un exposé de la situation globale de la pêche aujourd’hui.


16 January 2012

La Commission européenne ouvre une procédure contre SAUR, Suez Envt et Veolia


La Commission européenne a ouvert une procédure formelle en matière d’ententes et d’abus de position dominante afin d’enquêter sur les entreprises françaises SAUR, Suez Environnement/Lyonnaise des Eaux et Veolia et de déterminer si celles-ci, en accord avec la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E), ont coordonné leur comportement sur les marchés français de l’eau et des eaux usées, en violation des règles de l’UE sur les ententes.

L’ouverture de la procédure signifie que la Commission traitera cette affaire de façon prioritaire. Cela ne préjuge en rien des conclusions de l’enquête.


La Commission examinera si les entreprises concernées ont coordonné leur comportement sur les marchés des services de l’eau et des eaux usées, en France, en particulier en ce qui concerne des éléments du prix facturé au consommateur final, en violation des dispositions de l’article 101 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE). La fourniture de ces services est confiée par contrat à des entreprises privées par les autorités locales.

La durée des enquêtes en matière d’ententes et d’abus de position dominante est fonction de divers éléments, dont la complexité de l’affaire, le degré de coopération des entreprises concernées avec la Commission et l’exercice des droits de la défense.

Lire la suite du communiqué sur le site de l'Union Européenne.

9 January 2012

Prélèvements d'eau : les nouvelles règles de mesure et de calcul de la redevance


Un arrêté, paru le 24 décembre au Journal officiel, fixe les nouvelles règles applicables à la mesure des prélèvements d'eau dans le milieu naturel et au calcul de l'assiette de la redevance "prélèvement" due aux agences de l'eau.

Parmi les obligations pesant sur les personnes prélevant de l'eau figurent "le renouvellement et le maintien en bon état de fonctionnement des installations de mesure, la transmission des informations relatives aux volumes d'eau mesurés et, le cas échéant, des méthodes indirectes de mesure ou d'évaluation forfaitaire des volumes d'eau prélevés", indique le ministère de l'Ecologie.


Ces nouvelles règles sont entrées en vigueur le 1er janvier 2012, à l'exception de celles relatives au registre que doit compléter le redevable et à la déclaration qu'il doit effectuer en vue de l'établissement de la redevance, qui ne seront applicables qu'à partir des années d'activité 2012 et suivantes. Ce nouveau texte abroge l'arrêté du 9 novembre 2007.


Emmanuelle


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2 January 2012

Les eaux usées deviendront-elles un jour une source d’énergie ?

« Énergie inépuisable » : les scientifiques de Pennsylvanie n’hésitent pas à employer des mots très forts pour décrire leur invention. De l’eau salée, de l’eau douce, de la matière organique et des bactéries bien choisies : et voilà un dispositif capable de produire de l’hydrogène gazeux. Pour l’instant expérimental et coûteux, le procédé pourrait être amélioré… 

« Ce système peut produire de l’hydrogène partout où il y a de l’eau sale à proximité d’eau de mer » : c’est ainsi que Bruce Logan, de l’université de Pennsylvanie (PennState University) résume les possibilités de ses MREC, pour Microbial Reverse-electrodialysis Electrolysis Cell, traduisible par cellule d’électrolyse par électrodialyse inverse microbienne. L’idée est de réaliser une hydrolyse (qui casse les molécules d'eau) pour produire de l’hydrogène gazeux – lequel est un bon vecteur d’énergie – en utilisant une double source d’électricité produite gratuitement : l’électrodialyse inverse et… des bactéries. 


Il existe effectivement des bactéries qui rejettent des électrons quand elles mangent. Bruce Logan s'intéresse à l'utilisation des eaux usées depuis 2004 et avait décrit en 2005 une version biologique de la pile à combustible, dans laquelle de la matière organique est dégradée dans un compartiment peuplé de bactéries, et capable de produire – un peu – d’électricité.

Ce principe est celui de la pile à combustible microbienne, ou MFC (Microbial Fuel Cell), à distinguer de la pile à combustible au sens classique, qui, elle, consomme de l’hydrogène (et l’oxygène de l’air) pour générer de l’électricité.


Valéry


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