27 February 2012

Nitrates : la Commission traduit la France devant la CJUE pour non respect de la directive européenne


Ce lundi 27 février 2012, la Commission européenne, à la demande du commissaire à l'Environnement, Janez Potočnik, annonce qu'elle va traduire la France devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) "pour n'avoir pas pris les mesures efficaces contre la pollution des eaux par les nitrates". La Commission indique que, suite à l'avis motivé envoyé à la France en octobre 2011, les modifications apportées à la législation française ont été trop lentes et insuffisantes.


TROP PEU DE ZONES VULNÉRABLES DÉSIGNÉES

"La France n'a toujours pas désigné un certain nombre de zones vulnérables à la pollution par les nitrates", déplore la Commission, estimant qu'"il lui reste à adopter des mesures pour lutter efficacement contre cette pollution dans ces zones".

Considérant que "les données relatives à la qualité de l'eau montrent que certaines zones de France sont dans les faits vulnérables à la pollution par les nitrates, mais ne sont pas, à l'heure actuelle, désignées comme telles", la Commission "demande donc instamment à la France de prendre des mesures en désignant davantage de zones et en élaborant des plans appropriés pour faire face au problème".


20 February 2012

Qui consomme vraiment l’eau de la planète ?


Plus d'un cinquième de l'eau consommée sur la planète est englouti par des produits destinés à l'exportation. Et en important de la sorte des biens intensifs en eau, les pays développés augmentent les pressions sur des zones fragiles souvent dépourvues de politiques de conservation de cette ressource rare. Voilà les conclusions d'une étude, publiée lundi 13 février dans les Proceedings of the national academy of sciences, qui modélise les flux d'eau autour du globe et met en évidence les disparités dans son utilisation.

A partir d'indicateurs commerciaux, de données démographiques et de statistiques sur l'usage de l'eau, souterraine, de surface mais aussi de pluie et celle recyclée, l'équipe de recherche de l'université de Twente aux Pays-Bas a quantifié et cartographié l'empreinte mondiale sur l'eau à une échelle géographique très fine.

Résultat : entre 1996 et 2005, 9 087 milliards de mètres cubes d'eau ont été consommés chaque année à travers la planète. L'agriculture en a englouti 92 %, notamment du fait de l'irrigation intensive des céréales telles que le maïs, le blé ou le riz  (27 % de l'utilisation d'eau douce), ainsi que de la production de viande (22 %) et de produits laitiers (7 %).

Les Etats-Unis, qui ne représentent que 5 % de la population mondiale, constituent le troisième consommateur d'eau douce (1 053 milliards de m3 par an), après les beaucoup plus peuplées Chine (1 207 milliards de m3) et Inde (1 182 milliards de m3). Ramenée par habitant, la consommation américaine d'eau s'élève à 2 842 m3 annuels, contre 1 089 m3 pour la Chine, 1 071 m3 en Inde et 1 385 m3 en moyenne mondiale, comme le montre la carte de la consommation d'eau de chaque pays, par an et par habitant :



Emmanuelle


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13 February 2012

Marseille 2012 : l’eau a besoin de démocratie

La question de l’eau va s’inviter avec force dans le débat public à l’occasion de la tenue du 6ème Forum mondial de l’eau (à Marseille du 12 au 17 mars 2012). Un Forum alternatif mondial de l’eau est organisé en parallèle, porteur d’une autre vision du monde. Ce rendez-vous déterminera pour partie l’issue de la bataille engagée depuis une dizaine d’années pour l’hégémonie culturelle sur la question de l’eau.

Dans le monde entier, les tenants de la marchandisation des services hydriques ont perdu la bataille de l’opinion. Mais ils ne s’avouent pas vaincus.



La France accueillera du 12 au 17 mars 2012, à Marseille, le 6ème Forum mondial de l’eau, à quelques semaines de l’élection présidentielle. Près de vingt mille congressistes en provenance du monde entier sont annoncés par les organisateurs dans la cité phocéenne.

L’événement est co-organisé par le gouvernement français, la ville de Marseille et le Conseil mondial de l’eau, une association dirigée par le président de la Société des eaux de Marseille, une filiale de Veolia, l’un des deux leaders mondiaux des services à l’environnement


6 February 2012

Une « pompe à vélo » géante pour capter l’énergie des vagues


L’entreprise britannique Ecotricity ne craint pas le coup de pompe. Bien au contraire. Elle vient en effet d’acquérir le brevet de Searaser, un système innovant qui consiste justement à pomper l’eau salée en mer pour la transformer en électricité verte. Une innovation présentée, la semaine dernière, par Damian Carrington dans un article du Guardian.


Encore au stade de prototype, Searaser s’installe sous mer, à 18 mètres de profondeur. Il utilise donc la montée et la descente d’un gros flotteur pour pressuriser l’eau. A la différence des autres dispositifs d’énergie marine, la transformation de ce mouvement en électricité ne se fait pas en mer mais via un générateur placé sur la terre ferme. 

« Si vous mettez n’importe quel appareil en mer, il va devenir la proie des tempêtes » explique Alvin Smith, inventeur du Seraser. « L’eau et l’électricité ne se mélangent pas. Voilà pourquoi la plupart de nos appareils concurrents sont très coûteux à fabriquer et à entretenir. » Sans même parler du caractère corrosif de l’eau de mer.


Olivier


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