26 March 2012

Le coût très élevé de la dépollution de l'eau

L'enquête menée par l'UFC révèle que globalement, la qualité de l'eau est satisfaisante en France. En revanche l'association met en lumière le coût de la dépollution de l'eau dû aux pratiques agricoles. Un coût élevé et facturé aux consommateurs, placés dans la situation de « pollués-payeurs ».


Durant deux ans, l’organisme a collecté et analysé 2 millions de données qui sont certes publiques mais inexploitables par les consommateurs eux-mêmes. L’étude a mesuré la conformité aux normes réglementaires de potabilité à travers 6 critères majeurs qui recensent les principales contaminations : la qualité bactériologique (pouvant être affectée par un défaut de traitement de l’eau), la radioactivité (contamination d’origine naturelle), les pesticides (quantité d’atrazine et de l’ensemble des pesticides), les nitrates et le sélénium (composant naturel de la croûte terrestre toxique à faible dose).


Pour qualifier une eau de « non-conforme », l’association a ensuite retenu un seuil de 25 % de non-conformité pour chaque critère. De 0 à 25 %, la qualité de l’eau a donc été jugée satisfaisante.


Premier constat : 97,5 % de la population a accès à une eau de bonne qualité, mais près de deux millions de consommateurs sont en revanche exposés à une eau polluée.

Lire la suite de l'article de Véronique Smée sur Novethic.

Olivier


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19 March 2012

Malgré leurs écueils, les grands barrages reviennent en force


Abandonnés par les pays occidentaux depuis la fin des années 1990, les projets de grands barrages se multiplient au Sud depuis 10 ans. De nombreuses ONG profitent du Forum mondial de l'eau pour soutenir les oppositions locales aux grands barrages et rappeler leurs dégâts.

Les Amis de la terre pointent en particulier le rôle des institutions financières internationales qui font des barrages un investissement lucratif pour les entreprises du Nord.

Parmi les sujets à l’ordre du jour au Forum mondial de l’eau, les grands barrages ne pouvaient pas passer inaperçus. Difficile en effet de ne pas s’intéresser à ces ouvrages – 45 000 environ – qui perturbent le fonctionnement de 60 % des rivières et des fleuves de la planète.


Le Forum alternatif mondial de l’eau s’est ainsi ouvert le 14 mars avec une grande manifestation pour les rivières et contre les barrages, en écho à différentes mobilisations dans le monde contre des projets de grands barrages, tel le Bela Monte au Brésil, El Quimbo en Colombie, le barrage d’Ilisu en Turquie, ceux de Bujagali en Ouganda ou de Nam Theun 2 au Laos. Parmi tant d’autres

L’argument de développer une énergie propre et durable avec les grands barrages, souvent mise en avant, résiste pourtant mal à la critique. « L’industrie des barrages fait du greenwashing sur l’énergie hydroélectrique », selon le Worldwatch Institute, qui dénonce une offensive médiatique destinée à « convaincre le monde que la nouvelle génération de barrages fourniront une énergie propre ». 


12 March 2012

L'irrigation, pierre angulaire de la gestion mondiale de l'eau


Cette semaine s'ouvre le Forum mondial de l'eau, sous-titré « le temps de solutions ». Parmi celles-ci, une meilleure gestion de l'irrigation dans l'agriculture semble être prioritaire. Car son extension anarchique risque d'engendrer des situations de pénuries et la multiplication de conflits géopolitiques. Mais si des solutions techniques et politiques existent, seul un changement des comportements alimentaires permettra de réellement enrayer le phénomène.


70 % de la ressource mondiale en eau douce, c’est ce que consomme aujourd’hui l’agriculture. Ce qui en fait un secteur stratégique de plus en plus pointé du doigt. « On parle souvent de réformer l’utilisation de l’eau à vocation domestique mais pas assez du vrai problème mondial : l’agriculture », affirme ainsi Franck Galland, un spécialiste des questions stratégiques et géopolitiques liées à l’eau. 

Seulement, le problème est à équations multiples. Car comment nourrir la planète en réduisant l’irrigation ? Comment partager l’eau entre des pays en conflits ? Et comment changer nos comportements alimentaires à l’échelle mondiale 


Patrice


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5 March 2012

Les océans pris en étau entre pêche destructrice et surpêche


La réforme de la politique commune des pêches, en cours de discussion, doit répondre à deux problèmes : non seulement mettre un terme à des pratiques de pêche destructrices, telles que le chalutage profond, dont nous avons exposé les conséquences tout au long de l’année passée, mais aussi plus largement, mettre un terme à la surcapacité de pêche en Europe.

La surcapacité, c’est le fait qu’il y’ait trop de bateaux, trop puissants, et donc capables de pêcher beaucoup trop de poissons par rapport à ce que les océans peuvent fournir. La flotte européenne est actuellement en mesure de pêcher 2 à 3 fois le niveau qui serait durable pour nos océans, de l’aveu même de la commission.

De fait, au lieu d’agir efficacement pour diminuer la capacité de pêche européenne, en commençant par les plus gros bateaux, l’Union Européenne a déplacé le problème en exportant une partie de ses navires vers des pays en voie de développement pour que ces bateaux aillent pêcher ailleurs, aux dépens notamment des pêcheurs artisans africains.


L’année dernière, des pêcheurs sénégalais et mauritaniens venaient témoigner de cette réalité en Europe. Cette année, l’Arctic Sunrise est au large des côtes ouest africaines, pour dénoncer le pillage de ces eaux par des flottes étrangères, alors que le poisson est une des principales sources de protéines animales pour les communautés locales. En effet, pour eux, la pêche n’est pas une question de diversité de l’alimentation, mais d’équilibre alimentaire tout court.

A l’heure de l’élection présidentielle au Sénégal, Greenpeace fait campagne aux côtés des pêcheurs artisans sénégalais pour la mise en place d’une politique des pêches durable, qui prend en compte les besoins et les intérêts des pêcheurs artisans et des autres communautés locales qui dépendent de la bonne santé des océans


Valéry


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