30 April 2012

Risques et impacts potentiels de la prospection pétrolière en Arctique

Aujourd'hui, les compagnies pétrolières tentent désespérément de repousser des limites auparavant considérées comme infranchissables, trop risquées ou non rentables. Cette expansion effrénée touche désormais l'Arctique, où la fonte des glaces causée par les changements climatiques ouvre la voie à de vastes régions jusque-là préservées.

Les dangers de l'exploitation pétrolière en Arctique sont immenses. Températures glaciales, conditions climatiques extrêmes et éloignement géographique constituent de sérieux obstacles aux interventions de dépollution. En raison de la petite fenêtre estivale, entre mai et octobre, seule période à laquelle une intervention de dépollution serait possible, le pétrole pourrait rester coincé sous la glace pendant plus d’un an !

De plus, la présence de nappes d'hydrocarbure dans les eaux arctiques serait synonyme d'empoisonnement pour un écosystème marin unique au monde. Les industriels sont incapables de garantir qu'une marée noire ne surviendra pas, et leurs plans d'intervention en cas de catastrophe restent largement inadaptés.


LES ENJEUX DE LA PROSPECTION 

En 2006, nous avons atteint ce fameux pic pétrolier, c’est-à-dire le moment où la production mondiale de pétrole plafonne avant de commencer à décliner du fait de l'épuisement des réserves de pétrole exploitables.

Et aujourd’hui on assiste à une course folle au pétrole dit non conventionnel : c’est un pétrole plus difficile et plus cher à extraire. Il est également plus sale et plus émetteur de CO2 : sables bitumineux, pétrole de schiste, offshore profond...

Toutes les plus grandes compagnies pétrolières sont sur la ligne de départ pour aller explorer le sous-sol de cette région encore intacte qu’est l’Arctique. L’année dernière, les forages de la compagnie écossaise Cairn Energy au large du Groenland s’étaient avérés infructueux.

Cette année c’est notamment Shell qui explorera les eaux bordant l’Alaska. Le géant français Total a déjà un pied en Russie aux côtés de compagnies nationales. Et bien d’autres telles que BP, Exxon, Chevron, Statoil se préparent...


Bonne lecture,

Cyril


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23 April 2012

Stockages d’eau pour l’irrigation : deux décrets dangereux pour l’environnement

En juin 2011, en Charente, le Président de la République a annoncé la création de retenues d’eau pour l’irrigation, concrétisée en novembre 2011 par un plan d’un volume 40 millions de m3, d’un coût de 120 millions d’euros, financé à hauteur de 75% par des fonds publics.

Non content de ce « cadeau » le gouvernement voudrait faire passer deux décrets affaiblissants la règlementation : Prélever plus avec moins de contrôle et pas de recours possible : tout un programme…


Pour Bernard Rousseau, pilote du Réseau Eau de FNE et membre du Comité National de l’Eau, « ces dispositions sont catastrophiques pour la gestion de l’eau, elles le sont d’autant plus qu’elles s’inscrivent dans un contexte d’évolution climatique qui réclame plus de maîtrise et moins de laxisme. »

Lire le CP de FNE dans son intégralité.

Christophe



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16 April 2012

Du Forum alternatif mondial de l’eau à Rio + 20

Organisé à Marseille du 14 au 17 mars dernier, en contrepoint du sixième Forum mondial de l’eau, le Forum alternatif mondial de l’eau (FAME) a rassemblé plus de cinq mille participants venus partager leurs expériences de lutte contre la marchandisation de l’eau, et en faveur de la reconnaissance de l’accès à l’eau comme droit humain fondamental.

Une étape cruciale dans la perspective du Sommet de la Terre « Rio + 20 », quand, sur fond de crise systémique irrésolue, les odes à la « croissance verte » incarnent de nouvelles menaces de marchandisation accélérée des ressources hydriques

Présenté par ses promoteurs comme un événement planétaire décisif, le sixième Forum mondial de l’eau a tourné à la déroute. Le président de la République, M. Nicolas Sarkozy, qui devait l’inaugurer en grande pompe en présence d’une centaine de chefs d’Etat, a fait défection in extremis, y déléguant son premier ministre, M. François Fillon, dont l’intervention a signé un fiasco diplomatique sans précédent…


Aucune vision, aucune solution crédible et pérenne n’a émergé de ce forum alors que la crise de l’eau continue à faire des ravages et en dépit d’« engagements » mille fois ressassés auxquels nul n’accorde plus crédit.

Mais le Conseil mondial de l’eau n’en a pas moins annoncé, dans un communiqué en date du 14 mars 2012, vouloir « porter » les questions de l’eau et de l’assainissement à Rio de Janeiro (Brésil), à l’occasion de la conférence pour le développement, dite « Rio + 20 », qui se tiendra du 20 au 22 juin 2012, et qui a inscrit ces questions à son agenda.


Bonne lecture,

Valéry


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9 April 2012

Quelle réglementation pour les forages pétroliers offshore ?


La fuite sur la plate-forme Elgin du groupe Total au large de l'Ecosse pourrait nécessiter six mois d'interventions. L'accident a entraîné un nuage de gaz sur la zone, avec des risques d'inflammation et de toxicité. Comme le rappelle un rapport récent du Conseil Economique, Social et Environnemental, l'exploitation off-shore ne cesse de se développer mais reste encore peu réglementée au plan international, européen ou français.

Fuite au large de l’Ecosse, explosion de la plateforme pétrolière DeepWater Horizon aux Etats-Unis… « Ces accidents répétés doivent mettre en lumière les risques de ces activités off shore, qui représentent jusqu’ à 35 % de la production de pétrole et sont en pleine croissance », rappelait le 13 mars dernier le Conseil Economique, Social et Environnemental dans un avis publié sur le sujet.


Depuis 1976, on recense une douzaine d’accidents pétroliers majeurs dont les impacts humains, environnementaux et financiers ont été considérables. En mai 2010, après la marée noire provoquée par BP, l’Europe a voulu s’assurer qu’elle était préparée à l’éventualité d’un tel accident. En octobre 2011, elle s’est dotée d’un cadre de travail intitulé « le défi de la sécurisation des activités pétrolières et gazières offshore » ; mais si un projet de réglementation est en cours, il ne sera pas appliqué avant quelques années.

Quant à la France, elle est dotée d’ « un cadre juridique complexe, incomplet et ambigu » estiment les rapporteurs du Conseil économique, social et environnemental (CESE) dans un avis adopté le 13 mars.

S’agissant du statut des plateformes, « il n’existe aucune réglementation internationale spécifique à l’offshore », poursuivent-ils. Enfin, une question cruciale reste également en suspens : celle des assurances, qui plafonnent aujourd’hui à 1,5 milliard de dollars pour les entreprises pétrolières, quand la catastrophe BP s’élève au moins à 40 milliards…

La suite de l'article de Véronique Smée sur Novethic.

Olivier


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2 April 2012

Pour la disparition du Forum mondial de l'eau ?

A l'occasion de la sixième édition du Forum mondial de l'eau (FME) à Marseille (du 12 au 17 mars), les enjeux liés à l'accès et à la distribution de cette ressource vitale ont retrouvé une actualité.

Les données chiffrées sur les populations n'ayant pas accès à l'eau et à l'assainissement dans le monde, le taux de mortalité lié aux maladies hydriques, l'ampleur des pollutions qui touchent la ressource, l'acuité du stress hydrique, l'impact du changement climatique sur la disponibilité en eau et sur les catastrophes naturelles, etc., ont été une nouvelle fois répétées, commentées, analysées.


Mais quelles réponses politiques la communauté internationale apporte-t-elle à ce sujet essentiel ?

La sixième édition du FME, pompeusement intitulée "Forum des solutions", aurait dû être le lieu où ces questions, débattues, rencontrent des réponses et des engagements fermes. Il n'en a rien été.

Lire la suite de la tribune de Anne Le Strat pour Le Monde.

Christophe

riposteverte.com

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