25 June 2012

Publicité, eau en bouteille et environnement : l’impossible entente !

Pour les écologistes, l’eau en bouteille est de loin la pire solution pour s’hydrater. Si on leur demandait ce qu’ils pensent de la publicité pour les marques d’eaux en bouteilles, ils proposeraient probablement comme nous, à l’Observatoire de la Publicité de l’interdire. Logique.

D’un côté, certains souhaitent que la quantité de bouteilles en plastique diminue et de l’autre, la publicité sert à augmenter les ventes. On voit donc mal comment ils pourraient tous s’entendre. Voilà quelques chiffres du début d’année qui devraient faire hurler les défenseurs de la nature (oui, on ne peut pas vouloir défendre la nature et vouloir le maintient des eaux en bouteilles).


PUBLICITÉ DES PRINCIPALES MARQUES D’EAUX EN BOUTEILLE DEPUIS LE DÉBUT 2012

Si l’on cumule les investissements publicitaires des 5 plus grandes marques d’eaux en bouteille en France (jusqu’au 8 mai 2012), nous en sommes depuis le début de l’année à 16,3 millions d’euros. 4,2 millions d’euros pour Evian (Danone), 4,6 millions d’euros pour Volvic (Danone), 4,6 millions d’euros pour Contrex (Nestle), 1,1 million d’euros pour Cristaline (Neptune), 834 000 euros pour Vitelle (Nestlé). L’enjeu est énorme puisque le marché français de l’eau en bouteille représente quelque 10,5 milliards de litres.


Natacha


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18 June 2012

Empreinte eau : le prochain indicateur

En février 2010, les principaux acteurs informatiques s’engageaient à mesurer leur empreinte carbone en réponse à la recommandation de la Commission Européenne du 12/10/09. 

Dans le rapport " ICT as enabler for smart water management ", l’UIT-T voit dans la gestion de l’eau, un marché plein d’avenir pour ces mêmes entreprises. Mais tout en facilitant une gestion efficiente de l’eau, les entreprises informatiques ne devraient-elles pas mesurer leur propre empreinte eau ?

Les chiffres disponibles laissent supposer que cette industrie est beaucoup plus gourmande qu’on ne le pense et a donc un impact sur les ressources, la biodiversité et l’environnement plus important et négatif qu’il n’y paraît.


La fabrication d’une puce électronique de 2 grammes nécessite en effet 16 000 fois sont poids en eau, soit 32 kg. Un autre rapport de l’OCDE et de l’ONU estime de son côté que la fabrication d’un PC et de l’écran associé nécessitent 1 500 litres d’eau.

Au delà de l’empreinte carbone, l’empreinte eau semble donc être un indicateur environnemental intéressant pour l’industrie high-tech. Il suffit de rapporter ces chiffres à la population française pour s’en convaincre. Un français consommant en moyenne 137 litres par jour, pour les 40 millions de PC utilisés en France cela revient à 60 millions de m3 d’eau, soit la consommation annuelle d’un peu plus d’un million de personnes 



Patrice


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11 June 2012

Mettez fin à la surpêche!

Le poisson constitue le principal apport quotidien en protéines pour 1,2 milliard d'habitants. Mais de plus en plus de pêcheurs rentrent avec des filets vides...

Bien que l'on constate une meilleure prise de conscience du problème de la surpêche, la majeure partie de la population n'a que de maigres connaissances sur le niveau de destruction que subissent les océans. Ce film présente les raisons incontestables pour lesquelles il faut mettre un terme à la surpêche et il montre qu'il est encore possible de changer la situation actuelle.


Par la réforme de la politique commune de la pêche de l'UE, les ministres de la Pêche et les députés européens peuvent faire cesser la surpêche. Mais uniquement si vous faites pression sur eux.

Patrice

riposteverte.com

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4 June 2012

La fin du pillage des eaux sénégalaises ?

« Il y a urgence à agir dans le secteur de la pêche », déclarait le nouveau Président du Sénégal, Macky Sall, dans son discours adressé à la nation le 3 avril dernier. Un mois plus tard, son ministre de l’économie maritime annulait les autorisations de pêches délivrées à 29 navires étrangers. Cette décision arrive comme un soulagement pour tous les professionnels du secteur, catastrophés par le pillage des ressources halieutiques nationales sous le regard complaisant du précédent gouvernement.

Depuis 2010, des bateaux usines étrangers d’une centaine de mètres de long sont en effet autorisés à pêcher le long des côtes sénégalaises. « Ils raflaient tout, explique horrifié Alassane Samba, expert halieute sénégalais. Aujourd’hui les pécheurs artisanaux mettent plus d’une semaine pour pêcher ce qu’ils capturaient en deux jours. »


« Certains de ces chalutiers ont des capacités de pêche qui s’élèvent à 250 tonnes par jour », raconte Raoul Masembula, de Greenpeace Afrique de l’Ouest. A bord de l’Artic Sunrise, le bateau de Greenpeace qui sillonne les eaux ouest africaines depuis deux ans, il a vu ces navires ratisser les mers. Le ministre de l’économie maritime commence en effet à octroyer des autorisations de pêche à des chalutiers étrangers en 2010, alors que la ressource est déjà surexploitée.

Début 2012, une trentaine d’autorisations sont en circulations. Pour le gouvernement, c’est plus d’un milliard de francs CFA que ces licences de pêche font entrer dans les caisses de l’Etat. « Ces autorisations étaient totalement illégales », explique Alassane Samba. Ce scientifique, ancien directeur de recherche au Centre de recherches océanographiques de Dakar, explique que les stocks de poissons étant surexploités, le gouvernement n’avait pas le droit d’attribuer des licences à des bateaux étrangers, et encore moins sans consulter les instances compétentes.

Lire la suite de l'article de Magali Reinert sur Novethic.

Christophe

riposteverte.com

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