30 July 2012

Le lobbying de Suez contre la gestion publique de l’eau

Comment les multinationales de l’eau parviennent-elles à influencer l’opinion publique et à faire pression sur les élus politiques ? Comment Suez ou Veolia mènent-elles la bataille contre les partisans de la gestion publique de l’eau ?

Des documents révélés par Marianne2 montrent à quel point les multinationales sont prêtes à tout pour garder ou gagner des contrats d’exploitation. Le site Internet a publié des contrats passés entre la Lyonnaise des eaux (filiale du groupe GDF-Suez) et le cabinet de conseil en communication Vae Solis. Son rôle ? Lancer une campagne de communication pour décrédibiliser Gabriel Amard, président de la communauté d’agglomération Les Lacs de l’Essonne, et ses efforts pour émanciper cette collectivité locale de la tutelle des multinationales de l’eau.


Secrétaire national du Parti de gauche, Gabriel Amard a orchestré le retour en gestion publique du service de l’eau des Lacs de l’Essonne (regroupant les communes de Grigny et de Viry-Châtillon), à compter du 1er janvier 2011. Celui-ci était auparavant délégué à Veolia dans le cadre du Sedif (Syndicat des eaux d’Île-de-France). L’accord convenu à cette époque obligeait la nouvelle régie à acheter son eau en gros à la Lyonnaise des eaux, situation à laquelle Gabriel Amard et ses soutiens souhaitaient ouvertement mettre fin.

Pire encore pour Suez : Gabriel Amard n’hésite pas à s’afficher en première ligne dans le débat politique sur la gestion privée de l’eau, parcourant la France pour soutenir les collectivités locales qui envisagent une remunicipalisation de leur service. L’élu a soutenu activement en mars 2012 le Forum mondial alternatif de l’eau (FAME), organisé en opposition au Forum officiel promu par Suez et Veolia.


Valéry


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26 July 2012

Algues vertes : finalisation de la charte de territoire de la Baie de Douarnenez

Après Saint-Brieuc, la Lieue de Grève-Lannion et la baie de Concarneau, la baie de Douarnenez vient à son tour de valider son projet de territoire de lutte contre les algues vertes. Un plan en deçà des espoirs des associations environnementales.


Michel Cadot, Préfet de la région Bretagne, Thierry Burlot, Vice-président du Conseil régional chargé de l'aménagement du territoire et de l'environnement, et Paul Divanac'h, Président de la Commission locale de l'eau (CLE), ont présenté le 24 juillet le projet de charte de territoire de la Baie de Douarnenez (Finistère) prévu dans le Plan de lutte national contre les algues vertes 2010-2015 sur les côtes de 8 baies situées en Bretagne.

 
Trois projets de territoire -Saint-Brieuc, la Lieue de Grève-Lannion et la baie de la Forêt-Concarneau-Fouesnant-, déjà validés, sont actuellement mis en œuvre. La baie de Douarnenez "est le quatrième territoire qui finalise son projet avec le soutien financier de l'Etat, de la Région, du Département du Finistère et de l'Agence de l'Eau Loire Bretagne", indique le communiqué de la préfecture de région.

Lire la suite par rachida Boughriet sur Actu-environnement.

Olivier

riposteverte.com

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23 July 2012

Europe : un pas vers la fin du chalutage profond ?

Le 19 juillet, la Commission européenne a adopté une proposition de règlement définissant les règles de gestion des pêches menées en eaux profondes. Proposition qui vise à l’interdiction de cette pratique de pêche, parmi les plus destructrices

Le texte propose une mesure historique : la fin d’ici deux ans (à compter de l’adoption définitive de cette réglementation) du chalutage profond ainsi que l’interdiction de la pêche aux filets maillants de fond.


La Commission reconnaît aujourd’hui que le chalutage profond est une pratique destructrice pour les océans, et les habitats marins vulnérables, destruction dont l’étendue n’est pas encore connue aujourd’hui.

La proposition de la Commission met aussi l’accent sur le fort taux de prises accessoires du chalutage profond : entre 20 et 40% des poissons et autres organismes marins capturés ne sont en fait pas les espèces visées, et donc rejetés à la mer directement, morts ou mourants. Enfin, la Commission admet aujourd’hui l’inefficacité des mesures prises jusqu’à présent et souhaite mettre fin à cette pratique destructrice.


Christophe


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16 July 2012

Plus de 17 millions de français exposés au risque d'inondation

Lorsque la directive européenne relative à l'évaluation et la gestion des risques d'inondation a été transposée en droit national, les autorités françaises ont souhaité aller plus loin en définissant une stratégie nationale de gestion des risques d'inondation.

"Un état des lieux national a été réalisé pour évaluer les conséquences négatives potentielles d'une inondation, à l'aide d'indicateurs d'impacts (sur la santé humaine, l'habitat, l'activité économique, etc.)", explique le ministère de l'Ecologie. Une brochure présentant les principaux résultats de cette évaluation vient d'être publiée.


"Cette évaluation préliminaire des risques d'inondation au niveau national propose une photographie complète et homogène de l'exposition actuelle de la France", précise le ministère de l'Ecologie. Elle porte à la fois sur le risque lié aux débordements de cours d'eau et sur celui de submersion marine, intégrant les effets potentiels du changement climatique "en considérant une rehausse potentielle d'un mètre des niveaux marins d'ici 2100". Pour la première fois, "le risque inondation est envisagé au travers du prisme des enjeux et pas seulement de celui de l'aléa", précisent les auteurs de l'étude.

L'étude estime à 17 millions le nombre d'habitants exposés à un risque d'inondation. "L'exposition peut correspondre à des événements fréquents avec hauteurs d'eau importantes ou, à l'extrême inverse, elle peut n'être concernée que par des événements plus rares, avec de faibles hauteurs d'eau", nuance le rapport, qui rappelle cependant que "les impacts peuvent être majeurs avec seulement 20 cm d'eau".


Bonne lecture,

Cyril


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9 July 2012

Eau : les eurodéputés demandent une tarification pollueur-payeur et utilisateur-payeur


Des systèmes de tarification de l'eau plus clairs, une meilleure gestion des eaux résiduaires, et des économies d'eau dans l'agriculture et l'énergie sont indispensables pour garantir l'accès à l'eau, qui devrait être un droit fondamental et universel, estime le Parlement européen dans une résolution non contraignante adoptée le 3 juillet en séance plénière, en vue du "Plan de sauvegarde des eaux européennes" qui sera publié par la Commission européenne en novembre prochain.

Principale mesure conseillée pour réaliser des économies d'eau : des systèmes de tarifications qui appliquent les principes de "pollueur-payeur" et de l'"utilisateur-payeur". Pour davantage de cohérence, les eurodéputés soulignent la nécessité de revoir les subventions préjudiciables pour l'eau, notamment dans les secteurs de l'agriculture et de l'énergie. Ils demandent à la Commission européenne de faire en sorte que la prospection et l'extraction de gaz de schiste soient précédées d'une évaluation des incidences sur l'environnement aux vues des "risques considérables" que ces activités représentent pour les eaux de surface et les eaux souterraines.


Pour protéger la ressource, la résolution mise sur une "politique judicieuse sur le plan environnemental et économique dans les domaines de l'assainissement des eaux et de la gestion des eaux résiduaires" avec une réduction des pollutions à la source et un développement de la réutilisation des eaux usées.

Les eurodéputés préconisent également un audit de l'état du réseau européen de l'eau "car jusqu'à 70 % de l'eau qui approvisionne les villes européennes peuvent être perdus dans les fuites du réseau" et soulignent le besoin d'"encourager les investissements d'infrastructure".


Cyril


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2 July 2012

Les ports s'inquiètent des rejets d'eaux usées des plaisanciers

Avec le renforcement des règlementations encadrant la qualité de l'eau, les rejets d'eaux usées des plaisanciers deviennent un sujet épineux. Les autorités portuaires établissent donc des plans de réduction des rejets au port.


A l'occasion d'une journée de formation organisée par les Réseaux Eau et Activités portuaires d'Idéal connaissances, communautés professionnelles au service des acteurs publics de l'eau et des professionnels des activités portuaires, des experts sont revenus sur la collecte et le traitement des eaux usées dans les ports. Un sujet qui prend de l'importance, notamment du fait du renforcement de la surveillance de la qualité des eaux de baignades ou pour l'obtention du Pavillon bleu.

De manière générale, le traitement des eaux usées à bord des navires est régi par la convention internationale sur la pollution marine (convention Marpol). Par eaux usées, la réglementation entend en particulier les eaux provenant des sanitaires.


Ainsi, l'ensemble des navires transportant plus de 15 personnes ou dont la capacité de transport (appelée la jauge brute) dépasse les 400 tonneaux (soit environ 1.150 m3) ont l'obligation de traiter ou stocker leurs eaux usées. Trois options existent :
1. Les rejets en mer sont autorisés si le bateau dispose d'une installation de traitement des eaux usées.
2. Si le bateau est équipé d'un dispositif de broyage et de désinfection des eaux usées, les rejets sont soumis à des conditions de distance avec la côte.
3. Enfin, faute d'équipement de traitement, il est obligatoire d'équiper le navire d'une citerne de stockage d'une capacité suffisante pour conserver toutes les eaux usées.

Par contre, les bateaux de plaisance construits avant 2008 bénéficient d'une réglementation plus souple qui n'impose pas d'installation de traitement ou de réservoirs de stockage.


Bonne lecture, c'est la pleine saison !

Olivier


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